Saint-Benoît-du-Sault
La mémoire de la commune
Saint-Benoît-du-Sault [sɛ̃ bənwa dy so] est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Portefeuille, le Portefeuille et deux petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Au fil de l’histoire
L'histoire du village est aussi liée aux vicomtes de Brosse, d'où l'aspect toujours médiéval, perché sur une butte rocheuse (site inscrit), avec des maisons XVe siècle et XVIe siècle et autres ruelles et places très pittoresques. Les armoiries actuelles du village (trois brosses d'or liées de gueules sur fond d'azur) sont celles de la famille de Brosse.
Concrètement, les villageois avaient donc affaire au prévôt du prieuré, et au représentant du seigneur, vicomte de Brosse.
Fernand Combes fonde l'usine SITRAM en 1963 qui va contribuer au développement et à l'extension du village autour du site de l'usine. L'activité cesse complètement en 2019 et le site de l'usine est transformé en site logistique pour le groupe Gers Équipement, acquéreur de la marque.
Le film La Vouivre y fut tourné en 1987.
À la suite du redécoupage cantonal de 2014, la commune n'est plus chef-lieu de canton.
Les origines du nom
Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler l'Ancien régime à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Mont-du-Sault.
La ville fait partie des dernières communes des confins nord de la langue occitane (dialecte marchois). Le nom traditionnel de la ville est Sant Benet du Saul en occitan marchois.
Ses habitants sont appelés les Bénédictins.
Un patrimoine à découvrir
Prieuré roman fortifié (XIVe siècle)
Église Saint-Benoît : l'édifice roman, restauré, abrite une cuve baptismale en granit du XIIIe siècle
Monument aux morts
Cité médiévale
Portail (XIVe siècle)
Maison de l'Argentier : elle est inscrite aux monuments historiques.
Chemin de ronde
Variété locale de pomme : Belle-Fleur de Saint-Benoît
Collège, le centre de secours, la gendarmerie, l'ensemble de logements la « Grande Ouche » et un gymnase sont signés de l'architecte Paul Chemetov.
Habitations et jardins en terrasse des Fontbraux sont signés de l'architecte Jean-Louis Paulet.
Salle de sports a été réalisée par l’architecte Davsko Natchev.
Salle de spectacles a été conçue par l'architecte Jacques Ripault.
La qualité et l’originalité de ces constructions, de même leur liaison étroite avec le bourg ancien, et les interventions sur les espaces extérieurs d’Alexandre Chemetoff et Gilles Clément, respectivement Grand prix national d’Urbanisme et de Paysage ont conduit la Commission nationale à doter Saint-Benoît-du-Sault, malgré sa petitesse, d’un Secteur sauvegardé qui comprend à la fois le secteur ancien et la partie contemporaine de la commune.
Des vies liées à la commune
François-Timoléon de Choisy (1664-1724), abbé et académicien français, connu pour ses habitudes de travestissement.
Isidore Denizot (1830-1891), député et maire de Poitiers, né à Saint-Benoît-du-Sault.
Hervé Faye (1814-1902), astronome français, né à Saint-Benoît-du-Sault.
Emile Vinchon (1880-1963), poète et biographe, un de ses recueils de poèmes (Glanes de Saint-Benoît) est dédié à Saint-Benoît-du-Sault. Passionné du village, il y a résidé et est décédé à Abloux, sur la commune de Saint-Gilles.
Fernand Hertenberger (1882-1970), illustrateur, dessinateur, graveur et peintre français, a passé les dernières années de sa vie à Saint-Benoît-du-Sault où il est décédé.
Louis Charpentier (1905-1970), journaliste et voyageur, décédé à Saint-Benoît-du-Sault.
Herbert Southworth (1908-1999), journaliste britannique et pamphlétaire, engagé dans la lutte contre le franquisme, enterré à Saint-Benoît-du-Sault.
André de Brousse de Montpeyroux (1910-1986), maire de la commune, militaire et activiste de l'Algérie française.
Willy Ronis (1910-2009), photographe ; attiré par Saint-Benoît-du-Sault, il prend de nombreuses photos de la bourgade et en tire un album, Portrait de Saint-Benoît-du Sault.
Le paysage et le village
La commune est située dans le sud-ouest du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud, au-dessus de la vallée du Portefeuille.
Les communes limitrophes sont : Roussines (3 km), Parnac (4 km) et La Châtre-Langlin (4 km).
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : Saint-Gaultier (22 km), Le Blanc (33 km), Châteauroux (47 km), La Châtre (48 km) et Issoudun (72 km).


